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1. Plus que WhatsApp ? On observe que les adolescents et les enfants plus âgés utilisent depuis longtemps déjà WhatsApp plutôt que TikTok, Instagram ou Snapchat. L’une des principales raisons est sans doute que de nombreux parents, en raison des différents défis auxquels on est confronté sur les réseaux sociaux (contenus inappropriés, comportement d’utilisation, pression,

  1. Plus que WhatsApp ?
  2. Attitude
  3. WA : comment ça marche ?
  4. Âge minimum requis : 13 ans
  5. Protection des données
  6. Alternatives


1. Plus que WhatsApp ?

On observe que les adolescents et les enfants plus âgés utilisent depuis longtemps déjà WhatsApp plutôt que TikTok, Instagram ou Snapchat. L’une des principales raisons est sans doute que de nombreux parents, en raison des différents défis auxquels on est confronté sur les réseaux sociaux (contenus inappropriés, comportement d’utilisation, pression, protection des données, etc.), décident de restreindre l’accès à des plateformes « ouvertes » pour leurs enfants et adolescents, voire de le leur interdire complètement. Selon la dernière étude JAMES de la ZHAW, WA est ainsi devenue l’une des quatre applications les plus utilisées par les jeunes.


2. Attitude

La présence du travail social en milieu ouvert et la disponibilité pour les jeunes sur WA sont donc judicieuses et adaptées à leur réalité. Il est toutefois recommandé de tenir compte des points suivants :

  • #Objectifs : définir des indicateurs et les évaluer régulièrement. Par exemple : pourquoi voulons-nous utiliser WA ? Qu’espérons-nous atteindre ? Est-ce réaliste avec WA ? Ou un autre média serait-il plus approprié ? Combien de temps puis-je y consacrer ? Comment et pourquoi voulons-nous concevoir ce canal ?
  • #Délimitation : toujours utiliser uniquement le téléphone portable/numéro professionnel pour contacter les jeunes. Désactiver le chargement automatique des médias (images, vidéos, etc.).
  • #Accessibilité : répondre rapidement aux jeunes, tout en indiquant les heures de réponse (d’ouverture) dans les informations du profil. Avec WA Business, il est même possible d’envoyer des messages automatiques.
  • #Protection : obligation d’informer l’équipe lorsque l’on écrit directement à des jeunes. Déterminer quelles réactions emoji sont appropriées avec les jeunes. Cœur ou pouce levé ?
  • #Procédures : ne jamais garder pour soi ou traiter seul des incidents (par exemple, des menaces de violence ou de suicide). Toujours en informer la direction et convenir d’une approche commune.
  • #Respect : lors de la création de discussions de groupe, communiquez dès le début quelques règles générales (formulées de manière positive) pour garantir une bonne entente.
  • #Conseil : lorsque des jeunes vous posent des questions sur des sujets sensibles ou privés, attirez leur attention sur les problèmes de protection des données de WA (WA collecte diverses données telles que l’utilisation, l’appareil, etc.), proposez-leur des applications alternatives et une rencontre en face à face dès que possible.


3. WA : comment ça marche ?

WA distingue deux types d’« abonnements ». Ceux-ci ont les caractéristiques suivantes :

# WA (privé) : créer des communautés, des stories

# WA Business (compte d’entreprise) : Création d’un profil d’entreprise (diverses informations possibles dans le profil telles que l’e-mail, le lien, la description, etc. -> s’assurer qu’elles sont conformes aux directives de l’organisation), automatisation des messages (messages de bienvenue ou d’absence tels que « Nous sommes fermés… »), envoi de réponses prédéfinies, affichage des performances (nombre de consultations de statut, etc.), être administrateur de la communauté

(si invité depuis un compte privé)

De manière générale, il est recommandé d’enregistrer une photo personnelle dans le profil pour les numéros privés et une photo d’équipe pour les appareils « institutionnels ». Si WhatsApp est utilisé à titre privé, les heures de disponibilité doivent également être indiquées dans les informations (il est désormais possible de limiter la visibilité des informations de profil dans le temps). Pour les téléphones professionnels, il est également recommandé, pour des raisons de transparence, d’indiquer qui a rédigé le message.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou téléchargez-la ici:


4. Âge minimum requis : 13 ans

Les jeunes de moins de 13 ans ne sont pas autorisés à utiliser WhatsApp. Cependant, l’utilisation de WhatsApp par des enfants de moins de 13 ans n’entraîne aucune conséquence juridique. Pro Juventute précise que, selon la loi suisse, tricher sur son âge ne constitue pas un délit punissable. Cependant, indiquer un âge erroné constitue une violation des conditions d’utilisation de WhatsApp. En cas de contrôle, WhatsApp pourrait restreindre ou bloquer l’utilisation de l’application si l’âge minimum n’est pas atteint.


5. Protection des données

Il est important de savoir que WhatsApp est un produit du groupe américain Meta (Instagram, Facebook). Ce dernier tire principalement ses revenus de la publicité. Afin de pouvoir les diffuser de manière ciblée à ses utilisateurs, WA collecte des données telles que les numéros de téléphone (les siens et ceux du carnet d’adresses), la localisation des appareils, les adresses IP, les informations sur les appareils (modèle, système d’exploitation), la fréquence d’utilisation, les photos de profil et les listes de contacts.

Il est également important de ne pas utiliser l’IA de Meta. En effet, ces contenus sont analysés.

Le podcast (D) en quatre parties « Cookiefalle » (Le piège des cookies) de la SRF décrit les conséquences de la collecte de données. Jusqu’à présent, l’utilisation de l’application était donc « payante » avec ses propres données. À l’avenir, cependant, la publicité sera également testée. Celle-ci apparaîtra dans l’application si l’on n’est pas prêt à payer 4 francs par mois pour l’abonnement.

Il faut également savoir qu’aux États-Unis, toutes les entreprises numériques (y compris Signal) doivent, en vertu du CLOUD Act, permettre aux autorités judiciaires américaines d’accéder aux données des utilisateurs, quel que soit leur emplacement de stockage.

Le point le plus délicat de l’utilisation de WA n’est toutefois pas l’utilisation en soi, mais le partage du répertoire téléphonique avec WA. Cette action transmet à WA des données que les personnes concernées (si elles n’utilisent pas WA) n’ont pas autorisées. Le préposé à la protection des données du canton de Zurich déconseille donc l’utilisation de l’application. Il est donc recommandé de refuser l’accès au répertoire téléphonique au service de messagerie et de saisir manuellement dans l’application les numéros des contacts qui utilisent déjà WA.


6. Alternatives

Threema (5 francs) ou Signal (gratuit, mais également soumis au CLOUD Act) sont généralement recommandés comme alternatives. Cependant, les jeunes les utilisent rarement. Il est néanmoins conseillé d’installer l’une de ces messageries afin de pouvoir proposer une alternative en cas de besoin. Un aperçu des messageries est disponible sur ionos.

Source de l’image : graphique réalisé à partir de Canva


Contact

Service numérique de l’OJA Zurich

Renato Hüppi, renato.hueppi@oja.ch

Link zum Originalblog: https://www.ojazuerich.ch/post/thema-mit-whatsapp-arbeiten

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